Pépito
Canicula et Pépito
Une canicule, c’est quand il fait très chaud. Les mots « canicule » et « chien » ont la même racine. Mais pourquoi ? La plupart des chiens supportent mal la chaleur ! Alors voilà l’histoire : il y a longtemps, les Grecs ont remarqué que les jours de grande chaleur coïncidaient avec la réapparition de Sirius à l’aube. Sirius, qu’est-ce que c’est ? C’est une étoile très brillante. Les Romains l’appelleront Canicula, la petite chienne. Eh voilà, les jours de grande chaleur, ce sont les jours où Canicula réapparaît ! Et Pépito dans tout ça ? Il a chaud, mais il ne regarde pas les étoiles ! Sa maîtresse ne pourra jamais lui expliquer l’histoire de la petite chienne Canicula. Pépito n’a pas les mots pour se plaindre et ce que lui raconte sa maîtresse ne lui change pas les idées. Il ne comprend pas grand-chose à ses longues phrases. Son corps est couvert de milliers de poils. Il doit respirer fort et vite par la gueule pour se rafraîchir. Cela s’appelle haleter. Il faudrait le mouiller un peu ! Mais à la plage, Pépito n’aime pas l’eau quand il n’a pas pied ! Sa maîtresse le prend dans ses bras et entre dans l’eau jusqu’à la taille. Elle effectue alors une habile rotation du petit corps du chien. Telle une tête nucléaire, Pépito est paré. Encore quelques centimètres vers le bas et ses pattes sont dans l’eau. Dans cette position d’apprenti nageur, il se débrouille bien. Il mouline joliment des pattes avant et arrière. Que ferait Pépito s’il était lâché maintenant ? On ne le saura pas. Sa maîtresse a compris qu’il ne fallait pas l’effaroucher. Elle le ramène sur la terre ferme. Peut-être que l’année prochaine, lors d’une canicule, il nagera tout seul.
Pépi se baigne… dans l’herbe
Pépi n’aime pas l’eau, même quand il fait très chaud. Lui, ce qu’il adore, ce sont les baignades d’herbe. Au parc, il zigzague entre les gens, les poussettes et les pelouses desséchées. Enfin, voilà ce qu’il cherche : de belles flaques d’herbe verte. Il hume et renifle chacune d’elles. Celle qu’il choisit est là-bas, bien à l’ombre. Il y plonge, la tête la première. Pas de danger, il ne se rompra pas le cou. Vient la danse de l’anguille. Il gigote et se tortille. Il roule sur lui-même, latéralement. C’est une roulade de chien en somme. Sa maîtresse applaudit et lui dit « roule », « roule ». Si seulement il comprenait que ce mot va avec ce qu’il est en train de faire ! Elle imagine déjà un beau numéro de cirque. Pépito porterait une veste à pompon et elle une robe à paillette. Mais Pépito ne s’intéresse pas aux paroles de sa maîtresse. Il est bien trop heureux pour cela !
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